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Promenade au Bernica

Sur les traces de Leconte de Lisle

Faire une promenade au cœur de la ravine du Bernica , c’est marcher sur les pas de Charles Marie Leconte de Lisle. Ballade dans l’histoire d’un grand poète.

Charles Marie est né à Saint-Paul de La Réunion en 1818. Il part à 18 ans poursuivre ses études à Rennes. Devenu "Leconte de Lisle", il fréquente les grands poètes du milieu du XIXe siècle. Il est fortement marqué par Lamartine et Vigny. L’échec de la révo lution de 1848 l’accable et il ne pardonnera jamais à sa victoire à la Bourgeoisie et au peuple d’accepter sa défaite.
Rien ne laisse insensible ce grand tourmenté de l’amour. L’image d’une jeune fille approchée à la Réunion et que la mort a dérobé laissera "Le Manchy" et "L’illusion suprême". La légende veut que son inspiration lui soit venue de la ravine du Bernica. Un lieu paisible où enfant il aimait se promener.
Leconte de Lisle est un pessimiste qui s’alimente à deux sources, passionnelle et politique. Il gardera la nostalgie secrète de 1848 en écoutant "l’appel désespéré des nations en croix et des justes sur le fumiers des villes" (Tristesse du diable).
Il fonde un des plus importants mouvements de poésie français : l’école parnassienne, en refusant le mouvement romantique.
L’œuvre de ce poète est prolixe. S’il s’est inspiré pour quelques-uns de ses poèmes de son île natale, l’essentiel est ailleurs. Il n’est d’ailleurs jamais revenu à La Réunion. L’Académie française "se résigna à le recevoir en place de Victor Hugo". Il mourut en 1894 chez une de ses admiratrices. Ses cendres furent ramenées à La Réunion bien plus tard. Mais pour les Réunionnais, la ravine du Bernica restera le berceau du génie créatif de Charles Marie Leconte, dit Leconte de Lisle.
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