Maurice Pierre LAPALUD 22 août 1923 - 2 octobre 1924
Nommé dès décembre 1922, il arrivera tardivement en 1923 pour prendre son poste. "Je suis venu ici, messieurs, uniquement pour faire de l'administration, et si vous le voulez bien, de la bonne administration" déclare t-il aux Conseillers Généraux, surpris, le 29 octobre 1923.
Direct et percutant, son franc-parler ne sera pas toujours apprécié : "nous sommes tous d'accord, je crois, pour reconnaître que notre port a été creusé en un point particulièrement mal choisi". S'il remet en cause le port, par contre, il va être l'homme du tourisme à la Réunion. Une commission d'étude locale animée par M. Giabicani et M. Hugot va se réunir à sa demande. Elle va émettre le vœu que la mission d'organisation du tourisme colonial à la Réunion soit confiée au Syndicat d'Initiative ainsi que l'organisation de la Foire Exposition de 1925. Mais le développement du tourisme se heurte à de nombreux problèmes. Le Pr Moureu, dans son rapport va souligner la vétusté des installations thermales à Cilaos, Salazie et Mafate. En ce qui concerne Cilaos, Lapalud va trancher. Après avis de Mr Coste, le tracé choisi pour la route sera St Louis - Les Aloés - Le Pavillon.
Il va demander la réouverture du dossier de l'Ecole de Droit à la Réunion. Après la fermeture de cet établissement, la Colonie dépense chaque année 50 000 francs en bourses de droit en France pour donner satisfaction à un nombre trop restreint de jeunes cadres. Préoccupé par les problèmes de la pêche, il demandera à Mr Rigotard, chef du Service de l'Agriculture une étude préalable en vue "d'organiser sérieusement et méthodiquement l'industrie de la pêche".
Les premières lois sociales étant rendues exécutoires à la Réunion depuis 1920, Lapalud va solliciter l'inscription d'un crédit de 100 000 francs au projet de budget rectificatif pour la mise en application partielle des lois d'assistance "aux familles nécessiteuses, aux vieillards et aux infirmes".