11 juillet 1893 - 21 juin 1895
Danel se fera surtout remarquer dans son combat contre les fonctionnaires et la fraude fiscale. La Réunion aurait trop de fonctionnaires estimait-il. Dans un discours le 4 juin l895, lors de l'ouverture de la session extraordinaire du Conseil Général, il déclara :
Les diminutions d'effectifs pour respecter les droits acquis doivent se faire par voie d'extinction. Je ne vous cacherai pas que l'opération est plus difficile ici que dans n'importe quelle colonie puisque, jusqu'à l'arrêté du 3 mars 1894, on entrait dans l'Administration sans condition d'aucune sorte ; on entrait quelquefois à l'age où on aurait du en sortir.
Confronté au triptyque réunionnais de cette fin de siècle : crise sucrière/manque de bras/difficultés du crédit, Danel estime que la solution doit venir de la France.
La Métropole ne peut rester sourde au cri de détresse poussé par ses vieilles colonies.
Mais il souhaite quand même s'attaquer à la racine du mal : le sucre. Il propose un ultime recours au café et à la vanille pour sortir des dangers de la monoculture et l'abolition de la taxe sur des étrangers s'engageant à s'établir Comme cultivateurs dans l'île.
En ce qui concerne l'immigration, malgré le concours du gouverneur d'Obock, les tentatives en Ethiopie et à Djibouti ont été vaines. En revanche, du Mozambique continuent de venir des engagés.
Dans sa volonté de faire des économies, le fonctionnaire n'est pas le seul visé. Danel va lutter contre la fraude fiscale et la réglementation qu'il estime inopérante sur la circulation des tabacs.
Faisant écho à une profession de foi publiée lors des dernières élections, il affirme "Nous serons toujours avec ceux qui veulent travailler résolument à faire entrer le pays dans la voie des économies indispensables et des réformes vraiment démocratiques".