Pierre Etienne CUINIER

6 mai 1879 - 23 mars 1886

Commissaire Général et Gouverneur, il est l'homme de l'ouverture du nouveau port et de l'aventure malgache. Pour Cuinier, Cette dernière entreprise est une œuvre de civilisation à accomplir, "une action séculaire" ajoute -t-il , rappelant les épisodes précédents. Le 24 mai 1884, dans une proclamation, il va demander le soutien de la population réunionnaise :

I habitants de la Réunion, je viens vous demander des volontaires pour appuyer l'exercice des droits de la France.

La mère patrie vous ouvre avec confiance, les rangs de ses soldats, elle vous y fait une large place... les places et les concessions de terres ne vous seront pas refusées. Donc, pas d'incertitudes sur l'avenir qui attend les volontaires du bataillon de la Réunion. Ils trouveront, à Madagascar, gloire et profit et chacun d'eux pourra s'y' faire une position à la taille de son intelligence, de sa vigueur et de sa volonté.

Engagez vous!

le Gouverneur Cuinier.

L'opération se termine sans gloire et sans profit. Après l'échec français, à Farafate, le 10 septembre 1885, un traité est signé le 17 décembre 1885 avec le gouvernement malgache représenté par un Anglais (toujours la perfide Albion), M. Willoughby. La France admet la prétention des Mérinas à administrer l'île toute entière.

Sur le plan des réalisations 1ocales, Cuinier va établir à la Réunion le jury judiciaire des Assises en 1880 et organisera l'Ecole Normale en juin 1881. De plus, c'est lui qui aura le privilège d'inaugurer le chemin de fer le 11 février 1882. Lougnon, Directeur de l'Intérieur sera Gouverneur par intérim en attendant l'arrivée de Richaud.