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Le petit noir de Tamatave

Lucien Gasparin (1868-1948)


C'est le 8 avril 1948, au 20 boulevard Malesherbes à Paris (8e arrondissement) que s'éteint le doyen de la représentation coloniale ; un descendant d'affranchi qui, de par ses origines, symbolise toute la Réunion : Charles Marie Lucien Gasparin avait incarné l'île à l'Assemblée nationale de 1906 à 1942.


Comme de nombreux Réunionnais, Lucien Gasparin a pour ancêtre Louise Siarane, femme d'origine malgache, née vers 1649 à Madagascar et arrivée à Bourbon en mai 1676. Il a aussi des ascendances métropolitaines, bretonnes, indiennes. Par toutes ces origines, Gasparin est bien un homme de l'outre-mer dont les origines rappellent l'histoire du peuplement de son île natale.
Lucien Gasparin, par ses prises de positions, par ses articles épistolaires, a fait une grande place à Madagascar, probablement en hommage à sa grand-mère paternelle, Clarisse Gasparin.
Il se distingue très tôt par des résultats scolaires très satisfaisants au lycée de Saint-Denis, jusqu'en classe de mathématiques élémentaires. Il est même distingué en 1886-1887 pour sa conduite.
Après obtention du baccalauréat des trois grammaires, il est nommé répétiteur de mathématiques dans le même lycée.

A l 'école coloniale
Le 1er juillet 1889, Gasprin est nommé commis de troisième classe au commissariat de la marine après avoir passé avec succès le concours de l'Intendance coloniale. Désigné pour servir au Tonkin, il quitte la Réunion le 24 octobre 1889. En 1892, il quitte le Tonkin où il est affecté au service des hôpitaux, à la pharmacie centrale, pour continuer ses services à Saint-Pierre-et-Miquelon, mais il obtient un congé de convalescence de deux mois qu'il passera dans son île.
Le 18 avril 1892, il embarque donc à Saïgon et rejoint la Réunion le 20 mai, qu'il quittera le 13 juillet afin de rejoindre sa nouvelle affectation au service colonial de Nantes, où il prend ses fonctions le 16 août.
En octobre 1892, il est considéré comme "une bonne recrue pour l'École coloniale". Il est même proposé au tableau d'avancement pour l'emploi de commis de deuxième classe.
L'École coloniale s'ouvre donc à lui, il y est admis dans la promotion de 1892. Il est placé dans la section administrative en vue d'obtenir le brevet délivré par l'École et le grade d'aide-commissaire colonial.
Le 21 janvier 1895, il est nommé commis de deuxième classe. En septembre de la même année ont lieu à Paris les épreuves de l'examen pour l'obtention du grade d'aide-commissaire colonial au cours duquel il est accusé de "faits délictueux". Il est alors déclaré démissionnaire par décision du conseil d'administration de l'école le 25 novembre 1895 et licencié le 10 janvier 1896.
Malgré cette erreur de parcours, il obtient une licence en droit en 1895 et devient clerc d'avoué pour un agréé au tribunal de commerce de la Seine.
Il quitte cependant la France le 25 décembre 1896 pour un retour vers la Réunion, qu'il rejoint sur le "Djemnah" le 16 janvier 1897.
A l'exemple de nombreux Réunionnais, Lucien Gasparin quitte la Réunion et émigre vers Madagascar le 17 mai 1897, où il va exercer les fonctions d'avocat-défenseur et de journalistes.
Il s'installe à Tamatave où Gallieni le nomme avocat-défenseur par arrêté, une tâche qu'il accomplit avec sérieux et succès. Il traite les affaires judiciaires et légales. Il prend même la défense du gouverneur malgache Pierre Ducasse, accusé d'assassinat, et servira de témoin dans plusieurs duels.
En 1898, alors qu'il démissionne du commissariat de la Marine, il fonde le premier journal français à Tamatave, "Le Madagascar", hebdomadaire paraissant le dimanche. En 1901, il est correspondant particulier du journal réunionnais "La Patrie" et, quelque temps plus tard, paraît son nouveau journal hebdomadaire, "La Vérité". Durant son séjour dans la Grande île, il a également été publiciste pour l'agence Fournier de Lyon. Sa notoriété d'avocat-défenseur et de journaliste lui ouvre les portes des milieux influents de Madagascar. Comme sa famille de la Réunion est dans le commerce et que son père est proche des milieux de la franc-maçonnerie, il paraît logique que le 11 juin 1905 on lui propose de briguer le siège de député de la première circonscription laissé vacant par Louis Brunet, élu sénateur.
Mais il est battu par le docteur Auber : 4 266 voix contre 4 830, un résultat qui lui assure toutefois un capital électoral non négligeable. Il repart donc le 18 juillet vers Tamatave et ses occupations judiciaires.

A la recherche d 'une identité politique
La nouvelle échéance électorale a lieu le 27 mai 1906. Les candidats au poste de député de la première circonscription sont à nouveau Jules Auber et Lucien Gasparin. Après plusieurs incidents au cours de réunions électorales et le retrait de Jules Auber, c'est Lucien Gasparin qui obtient le siège.
Il est vrai que tout au long de sa campagne, il a reçu le soutien officiel de François de Mahy, qui le place dans le sillage des grandes figures politiques réunionnaises de la IIIe République.
Élu député de la droite conservatrice, Lucien Gasparin va se rapprocher des radicaux-socialistes à la Chambre. Car Louis Brunet, sénateur, décède en décembre 1905, laissant les radicaux-socialistes locaux sans autre figure que le docteur Jules Auber. En outre, son protecteur François de Mahy meurt en décembre 1906, affaiblissant un peu plus les appuis de Gasparin, liés à son passé malgache, ce qui l'oblige à ne compter que sur son électorat réunionnais. Enfin, l 'élection d'Archambaud à la succession de Mahy (éliminant du même coup le radical-socialiste Dussac dans la deuxième circonscription) explique aussi son rapprochement du groupe radical-socialisteLe 5 mai 1908 a lieu l'élection municipale de Saint-Denis et Gasparin va essayer de briguer le mandat de premier magistral de la ville contre Denis Lecoccq du Tertre, le poste étant alors occupé par le docteur Jules Auber. C'est un échec pour le député, mais ce faux pas vers la mairie, ne l'empêche pas de briguer à nouveau ce poste. Il se représente donc le 15 mai 1912 et devient premier magistrat de sa ville natale en remplacement de Lecocq Tertre. Cependant, le député devant reprendre ses occupations parlementaires à Paris, il laisse le notaire Léon Ozoux, premier adjoint, faire fonction de maire. Alors qu'en Europe, l'une des conséquences de la Première Guerre mondiale fut le déclin économique, à la Réunion, les grands propriétaires, les usiniers et les commerçants se trouvaient à la tête de capitaux importants. La production de canne passa de 33 000 tonnes en 1914 à 42 000 tonnes en 1920 grâce à l'amélioration des modes de culture et à la modernisation des techniques industrielles. La population, quant à elle, grossit de 173 000 en 1921 à 186 000 en 1926. C'est donc dans ce contexte économique plutôt satisfaisant que vont se dérouler les élections de 1924, qui ressemblent à une véritable mascarade : en effet, pour la treizième législature (1924 - 1928), deux listes se trouvent en présence. Puisque est toujours en vigueur le scrutin de liste, on trouve celle du tandem Gasparin-Boussenot et celle de Palant-Archambaud. La donne initiale semble favoriser la liste Gasparin-Boussenot, lorsque en pleine campagne, Auguste Brunet pose sa candidature à la députation. Beaucoup de suppositions plus ou moins bienveillantes ont accueilli cette candidature qui fait éclater de manière peu élégante le tandem promis à la victoire pour en faire surgir un nouveau : Gasparin-Brunet, ce qui provoque une grande stupéfaction dans l'île. Gasparin et Brunet composent une liste d'union républicaine démocratique et de solidarité créole, tandis que Boussenot fait alliance avec le docteur Paul Isautier pour une liste démocratique et sociale de tous les Français. L'alliance Gasparin-Brunet fait vibrer la corde sensible des électeurs, devant lesquels ils vont exalter l'âme créole, le culte de l'honneur créole, condamner les fraudes électorales et les pressions administratives. La liste de ces "deux hommes du sol réunionnais" remporte donc les suffrages des électeurs, même si les jets de galets et la distribution de "bulletins" n'ont pas cessé pour autant. L'action parlementaire du tandem radical-socialiste semble dynamique. Gasparin et Brunet siègent au sein de la commission de l'Algérie, des Colonies et des Protectorats et au sein de celle de la Marine marchande. Brunet sera membre quant à lui de deux autres commissions. Ensemble ils vont œuvrer pour les personnels fonctionnaires, instituteurs et cheminots de leur île mais aussi prendre position sur les nombreux sujets ayant trait à l'ensemble colonial que ce soit au niveau économique, judiciaire ou social. L'alliance des deux Créoles va prendre sa force et sa légitimité dans le fait qu'après la guerre, l'outre-mer est mieux inséré dans l'ensemble français, du moins dans le discours. On ne parle pas de colonies, mais de "provinces d'outre-mer" et on insiste sur le " surplus d'activité qu'apporte l'outre-mer à l'économie de la métropole". Ensemble encore, Gasparin et Brunet vont se présenter une nouvelle fois aux urnes le 22 avril 1928 à la Réunion, alors que le scrutin est devenu uninominal à deux tours.

Une profession de foi de neuf lignes


Le tandem créole entame une nouvelle législature Lucien Gasparin est âgé de 60 ans. Il retrouve son siège de député après une élection pour laquelle il n'a pas eu de concurrent. Il effectue un court séjour à Madagascar. Peu de temps avant le scrutin d'avril, Auguste Brunet et lui ont été exclus du Parti radical pour avoir voté la confiance à Poincaré. On peut donc considérer qu'à partir de 1928, sans renier son engagement à gauche, Gasparin est un républicain progressiste peut-être, mais indépendant, plus centriste que socialiste. C'est donc sous l'étiquette "indépendant de gauche" que le tandem créole va entamer une nouvelle législature. Leur exclusion du parti radical ne va pas les freiner dans leurs actions. Ils vont ensemble continuer à glorifier "la Grande France" et défendre farouchement à l'Assemblée leur idée de ne pas être uniquement les défenseurs des Réunionnais. Ainsi, ils prennent fait et cause pour la banane de Guinée, pour les problèmes des Antilles, de Guyane, pour les dégâts provoqués pas les cyclones en Guadeloupe en septembre 1928 ; ils s'intéressent aux ports de Dakar, Conakry, Douala, Abidjan... A ce tandem bien rodé va s'ajouter un troisième homme, Léonus Bénard, qui accède au poste de sénateur en remplacement de Jules Auber, décédé. C'est ce triumvirat créole qui va défendre les intérêts de la Réunion. Les élections du 15 mai 1932 apportent encore la victoire aux députés créoles. Gasparin n'a pas de concurrent dans la 1re circonscription et sa profession de foi, courte de... neuf lignes, résume le programme électoral qui l'a animé au long de sa carrière : "Je n'ai jamais eu qu'une ambition : servir ; une seule passion politique : l'amour de ma petite île natale. " Son action parlementaire, durant la législature 1932-1936, sera vaillante malgré ses ennuis de santé. Il est toujours membre avec Brunet de la commission de l'Algérie et de celle de la marine marchande. Sa dernière intervention à la Chambre a lieu le 5 décembre 1933, en session extraordinaire ; mais il continue comme par le passé, à privilégier les échanges épistolaires avec le gouverneur de la Réunion et le ministre des Colonies pour soutenir des compatriotes en difficulté, notamment à propos des retraites des agents du CPR ou des bourses pour des étudiants nécessiteux Il continue, et fort bien, à jouer son rôle de précieux intermédiaire entre les administrés et l'administration, tout en étant loin de son île. Ainsi, il a facilité le résolution de situations délicates, parfois désespérées, ne cessent d'affirmer ses partisans L'âge d'or de l'union créole semble se manifester durant cette "dernière législature". Pour les Réunionnais, quelle meilleur propagande électorale que cette image d'amitié, d'entente, d'affection et aussi d'efficacité des trois élus de l'île. Même si la Réunion semble bénéficier d'une certaine prospérité grâce à la production de sucre, la grande partie des Réunionnais sont dans la misère, malgré cette union complice. C'est pourquoi le scrutin de 1936 va à nouveau mobiliser les foules et raviver les tensions et les passions. Dans la première circonscription, Lucien Gasparin a un concurrent gênant, René Payet, qui est le directeur d'une usine au Quartier-Français et à la tête d'un journal bihebdomadaire : "Servir". Pourtant, il l'emporte. Le "Vieux papa Gasparin", comme il fut appelé en fin de vie, voit son élection validée le 31 juillet 1936, malgré les violences et les fraudes qui se sont succédé durant la campagne électorale. Il retrouve aussitôt sa place à la commission de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat, ainsi qu'à celle de la Marine marchande. La même année il devient membre, avec Léonus Bénard, du Comité de Djibouti constitué le 10 juillet. Vieilli, malade, Lucien Gasparin se montre moins dynamique et ses interventions sont moins nombreuses. Il n'intervient plus à la tribune. Il a 68 ans. Pourtant, il ne reste pas inactif, puisqu'il rédige un article dans "Les annales coloniales" intitulé "Respect de la personne humaine" dans lequel il s'attaque aux préjugés contre les Noirs. Il très sensible à ces calomnies racistes car il en fut victime. Il fut traité de "nègre" en 1933 au cours d'une séance à l'Académie de la Réunion et fut surnommé "le petit Noir de Tamatave " en 1936.

Les pleins pouvoirs à Pétain

Les députés élus lors de l'élection de 1936 le resteront jusqu'en 1942. En effet, un décret du 29 juillet 1939 a prolongé jusqu'au 1er juin 1942 les pouvoirs des membres de la Chambre des députés élus en 1936, les élections législatives n'ayant pas eu lieu pour cause de guerre. Le 10 juillet 1940, Gasparin et Brunet votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Ce vote lui ôtera tout espoir de décoration, notamment celle de la Légion d'honneur qu'il s'est acharné à obtenir durant toute sa carrière. Ensuite il semble s'être tenu à l'écart de la politique après avoir été
" attentiste jusqu'en 1942 ". Il a gardé une attitude passive devant les événements. Il n'a rein fait en faveur de la Résistance mais il était connu pour ses sentiments républicains et son hostilité à l'égard de l'occupant. A 72 ans, il laissait la place à des hommes plus jeunes. La vie et la carrière du député Gasparin ressemblent assez à celles de la plupart des élus d'outre-mer, et à regarder avec plus de recul, à celle de bien des élus métropolitains de la IIIe République. Gasparin fut un bon artisan de la politique républicaine. En jetant un regard distancié sur sa vie, c'est en quelque sorte, l'assez belle adéquation entre ses modestes origines - qu'il n'a jamais reniées -, son métier - qui en a fait un notable et qu'il a, semble-t-il, toujours apprécié - sa carrière, assumée avec conscience, et l'image qu'il a donnée de lui tout au long de sa vie. Après la Première Guerre mondiale, Gasparin vieillit, tout comme le radicalisme français, et perd son caractère réformateur, se replie sur des idéaux qu'il ne respecte pas toujours, se dit plus que jamais défenseur des pauvres, mais cohabite avec la droite modérée. Ce qui semble assez évident dans la vie et la carrière de Lucien Gasparin, c'est le poids de ses origines et de sa "couleur". Il rappelle trop dans ses professions de foi et ses interventions, ses modestes origines et populaires pour ne pas avoir été marqué profondément par elles. Gasparin a des revanches à prendre sur le monde et la société. Jamais ses paroles ne paraissent aussi sincères que lorsqu'elles évoquent "l'inégalité des races", "l'ostracisme dont sont victimes les Créoles", la discrimination entre Réunionnais et métropolitains. Il ne fait aucun doute que ce sont davantage le colonisé et l'homme de couleur que les pauvres et les opprimés qui l'intéressent. Si, de par ses origines, le descendant d'émigrés de l'Hexagone, d'Italie, de l'Inde et de Madagascar est l'incarnation du métissage bourbonnais, il symbolise aussi l'Empire colonial français étendu sur les cinq continents. Il représente aussi par sa longévité personnelle et politique, la transition entre la colonie à peine issue de l'esclavage et la colonie à peine émancipée de la départementalisation. Et il accomplit cette sorte de grand écart lorsqu'il navigue entre la métropole, où il exerce son "métier de député", et la Réunion où il retrouve son électorat, ses préoccupations et ses inspirations. Sous la IIIe République - trois à quatre semaines sont nécessaires pour faire le voyage , le député réunionnais doit se sentir un peu étranger, que ce soit à Paris ou à Saint-Denis ; il vit dans un monde qui n'est pas le sien et représente un univers où il ne vit pas. En fait, Gasparin est un produit de la colonisation française. Le système colonial républicain a fait de lui un notable influent : il y est attaché, il l'incarne, il le défend. Il y puise aussi sa légitimité, lui qui prétend être député et maire de Saint-Denis tout en étant absent de sa circonscription, de sa mairie, lui qui doit défendre ses électeurs à 10 000 kilomètres de distance.

Florence Revel  



De la guerre au Cartel
Mobilisé le 2 août 1914, à l'âge de 46 ans, Gasparin ne laissera pas dans ce premier conflit mondial un souvenir très glorieux. C'est lui qui a demandé à reprendre du service, mais il a souhaité également être engagé avec le grade correspondant à l'emploi qu'il occupait antérieurement. Et c'est ainsi que le 15 août 1914, il est nommé officier d'administration de 3e classe, aux bureaux de l'Intendance. Son dossier militaire le montre procédurier et instable dans ses différentes affectations : Paris, Bordeaux, Orléans. Il terminera la guerre en qualité d'officier de réserve et sera démobilisé le 1er novembre 1919 au 119e régiment d'infanterie. Fort de son titre de maire de Saint-Denis, Lucien Gasparin brigue un nouveau mandat de député lors des législatives du 26 avril 1914. Il est élu avec Georges Boussenot. Ces élections furent particulièrement violentes (quatorze morts, 300 blessés) et sont considérées comme une grande catastrophe à la Réunion, au même titre que l'épidémie de grippe espagnole. Après la Première guerre mondiale, Gasparin et Boussenot se représentent devant les électeurs le 30 novembre 1919. Chacun des candidats retrouve son siège, toujours sous la bannière radical-socialiste puisque le scrutin adopté est celui de liste départementale. Les candidats obtiennent 26 863 voix, le nombre des électeurs est de 27 546. Mais les élections ont manqué de passion car 1919 fut marquée à la Réunion par la grippe espagnole qui fit entre 7 000 et 15 000 victimes, un violent cyclone, les ravages du paludisme et des mouvements de grève au CPR, ainsi que par la disparition des grands domaines.