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Saint-Gilles-les-Hauts, commune de Saint-Paul
Saint-Gilles-les-Hauts, aux portes de Saint-Paul... 
Saint-Gilles-les-Hauts, dont le passé est étroitement lié à la famille Desbassyns, est en 2OOO, l'une des sections de la commune de Saint-Paul les plus recherchées de l'ouest pour sa proximité des plages et  des grands pôles économiques réunionnais. 

CARTE DE VISITE 
Saint-Gilles-les-Hauts, commune de Saint-Paul

Date d'apparition
Fin du XVII*me siècle

Situation
côte ouest, 350 m d'altitude

Nom des habitants
les Saint-Gillois
 

Commerces
Tous commerces.

Patrimoine 
 la chapelle Pointue, la Maison de Madame Desbassyns, les temples Tamouls; les 3 bassins

Célébrités
Madame Desbassyns

Economie-ressources :
tourisme; artisanat, agriculture


HISTORIQUE
Saint-Gilles apparaît très tôt dans l'histoire réunionnaise, dès 1668 date à laquelle une première concession aurait été accordée à Gilles Launay sur ce plateau des hauteurs Saint-Pauloises. Située seulement à quelques lieux de la naissante et grandissante paroisse, sa parcelle serait à l'origine du nom de la localité, Saint-Gilles. Dès lors, un petit village se constitua rapidement, profitant de l'ère faste du café, de la facilité d'approvisionnement des marchandises et des matériaux arrivant de métropole dans la baie Saint-Pauloise. Saint-Gilles-les-Hauts, en proche périphérie, prospère donc et attire chaque année de plus en plus de colons, dont Augustin Panon, surnommé, Europe, qui débarqua sur l'île Bourbon en 1669. Celui-ci épousa Françoise Chatelain, ils eurent 4 enfants et l'un d'eux convola en justes noces avec Marie Anne Duhal. De cette dernière union naquit Henri Paulin Panon, 1er membre et fondateur de la famille Desbassyns. Henri, qui vit le jour en 1731, partit pour l'Inde en 1745 où il apprit à travailler et récolter le coton. A son retour à Bourbon, il hérita de sa grand-mère Duhal, d'un immense territoire aux abords de la Ravine Saint-Gilles. Dans le but de le distinguer de ses frères, on le surnomma Desbassyns, sans doute en raison de la présence des bassins sur sa propriété...

Une généalogie compliquée dont le schéma relate pourtant l'histoire Saint-Gilloise. En effet, Henri, l'héritier, mit à profit l'enseignement tiré d'Inde et planta, avec quelques esclaves ramenés de son voyage, du coton sur ses terres. Sa réussite fut quasi immédiate, il fit fortune et attira les bons partis. En 1770, il se maria avec Marie Anne Ombline Gonneau, plus connue aujourd'hui sous le nom de Madame Desbassyns... A cette époque, la colonie ne cessait de prendre de l'importance, une société hiérarchisée était constituée, la "bourgeoisie" émergeante affichait son pouvoir et ses richesses. C'est pourquoi, Henri et Marie Anne dont le "portefeuille" était considérable, firent construire 3 somptueuses demeures, la Grand'Cour à Saint-Paul, la Maison de Saint-Gilles-les-Hauts et la Maison Blanche au Bernica. 
Lorsque Henri Paulin Panon disparut en 1800, sa femme se trouva donc à la tête d'un fantastique territoire, entretenu par de très nombreux esclaves, dont une légende raconte qu'ils furent chaque jour en proie à la cruauté de leur maîtresse. Pourtant, tous les écrits encore existant contredise l'histoire, l'encensent, ne portant jamais ombrage à sa personne, à ses qualités d'hôte ou de gestionnaire. Sans doute, le prestige de son nom aura t-il servi de repère pour résumer les atrocités de l'époque. En attendant, bonne ou pas, sa fortune prend  source grâce à un système fondé sur l'absence totale de liberté, un régime ignorant la conscience humaine, la dignité et dont les ministres n'étaient autres que le fer rouge, le fouet et les membres coupés.
Aujourd'hui, Saint-Gilles les Hauts ne conserve de ce passé que la petite Chapelle pointue où Marie Anne est enterrée et la magnifique maison transformée en musée. Le quartier Saint-Paulois est devenu un lieu de résidence privilégié de l'ouest, en pleine expansion proche de Saint-Paul et des plages ensoleillées, très recherchées...