| CARTE
DE VISITE
Commune
Sainte-Marie
Date de création
1790
Situation
côte nord
Nom des habitants
les Saint-Mariens
Commerces
Tous commerces.
Patrimoine
le site de la Vierge noire
Célébrités
Martin Flacourt, Anne-Marie Gaudin
De La Grange, Madame Desbassyns
Projets :
développement et aménagement
du réseau de voiries, projet de complexe sportif à Beau Séjour...
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HISTORIQUE
Lorsque Louis Payen s'installa
sur l'île en 1663, marquant là la première occupation
temporaire, il vint accompagné d'une dizaine de domestiques Malgaches.
En 1665, année de son départ, quelques uns d'entre eux choisirent
de demeurer sur ces terres paradisiaques, peu habitées, éloignées
de la civilisation, où certes tout était à construire,
mais où les conditions de vie semblaient bien plus douces qu'ailleurs.
En effet, la faune et la flore de Bourbon constituaient un garde manger
considérable à l'intérieur duquel bien peu de personnes
n'avaient encore pioché. En attendant, la région ouest où
ils avaient, avec Payen, établi leur campement, voyait de jours
en jours le nombre de familles venant des quatre coins du monde augmenter.
Les anciens domestiques, 3 couples exactement, quittèrent donc leur
port d'attache, Saint-Paul et se dirigèrent vers le nord et ses
terres plus humides, plus fertiles aussi, non loin d'une chapelle précaire
dédiée à la vierge Marie édifiée par
une bande de pirates naufragés et rescapés quelques années
auparavant. Le quartier de Sainte-Marie venait de naître, constitué
seulement de 2 ou 3 cases sommaires et de quelques plantations qui rapidement,
devinrent des champs, de riz, de tabac, de blé, de vigne, des vergers,
assurant la subsistance des colons. En 1713, 52 personnes vivent sur ces
terres hospitalières et d'autres affluent chaque jour, désireuses
de "croquer" une part de ce fantastique gâteau où la famine
et la pauvreté ne semblaient pas avoir cours. Tant et si bien qu'en
1722, Sainte-Marie est considéré comme un grand quartier
de l'île Bourbon, avec Saint-Paul, Sainte-Suzanne et Saint-Denis.
La vie de Sainte-Marie s'est
développée autour de la petite chapelle dont le quartier
tire son nom, même si celle-ci fut reconstruite à plusieurs
reprises en des endroits différents. Le 8 novembre 1748, la localité
devient une paroisse puis commune en 1790. Le café, ainsi que la
liste quasi illimitée des autres cultures praticables dans la région
assurèrent la prospérité du village pendant plus d'un
siècle jusqu'à ce que la canne à sucre, nécessitant
d'immenses surfaces, ne supplante une grande partie d'entre elles.
Ainsi, au XIX ème siècle, de fantastiques propriétés
sucrières se créent à Sainte-Marie, du battant des
lames au sommet de la montagne donnant naissance à de très
nombreux hameaux : Gillot, la Convenance, la Révolution, Réunion,
l'Espérance, la Paix, Ravine des Figues, la Découverte, Terrain
Elisa, Nos Loisirs, etc... Chacun d'entre eux possédait alors un
flangourin ou une petite unité sucrière, dont la production
était acheminée à la marine de Sainte-Marie.
A Gillot, après la
chute des cours du sucre et quelques jours seulement après le Crack
boursier du jeudi noir à Wall Street, le mercredi 26 novembre 1929
précisément, le premier avion assurant la liaison postale
avec la Métropole atterrît. Un voyage extrême de 10
jours, ponctué de 18 escales qui ouvrira pourtant 4 ans plus tard,
la porte aux premiers avions de tourisme. Aujourd'hui, la petite piste
de terre a disparu, les hangars précaires également, laissant
la place à un aéroport moderne, dont les travaux de rénovation
se terminent, capable d'accueillir les plus gros porteurs du monde faisant
la liaison avec Paris en 10 heures sans escale. |