CARTE
DE VISITE
Saint-Benoit, quartier du centre
ville
Date d'apparition
1700
Situation
Capitale de l'Est de l'île
Nom des habitants
Les bénédictins
Population
31493
Maire
Philippe Leconstant
Adresse mairie annexe
Rue Georges Pompidou, 97470 Saint-Benoit.
Projets
Rénovation du centre ville,
construction d'une salle de spectacle de 600 places, construction d'un
lycée, ZI 3 de Bras Fusil, faire de Saint-Benoit la 1ère
vallée touristique...
Patrimoine
église de Sainte-Anne, ancienne
usine de Beaufonds...
Curiosités
Takamaka, le bassin la Mer, le bassin
la Paix, Béthléem, la Rivière des Roches, la forêt,
le littoral, le Grand Étang...
Economie-Ressources
Elevage (cerf
de Java...), arboriculture (letchis, agrumes, ...), horticulture (fleurs
tropicales...), artisanat (fabrication de nasses, de "pilons"), tourisme,
industrie...
Célébrités
Joseph Hubert, Raphaël Calcine,
Thierry Jardinot, Elvire Teza, Laurent Robert, Daniel Honore, Gramoun Lélé... |
HISTORIQUE
Depuis
le début du XVIIIème siècle date à laquelle
les premiers colons se sont installés dans la région,
la fertilité des terres bénédictines n'a jamais était
remise en cause, réussissant à nourrir très rapidement
chaque concessionnaire. Une telle manne attira bien entendu de nombreuses
familles ayant rencontré ailleurs la faim, la sécheresse
et la stérilité des plaines de lave à peine recouvertes
de terre, où les cultures poussent péniblement.
En
effet, son immense territoire, délimité par la Rivière
des Roches et la Rivière de l'Est, s'étirant du battant des
lames aux sommets des montagnes, jouit d'une fantastique irrigation naturelle
due au climat possédant sans doute le plus important taux d'hydrométrie
de l'île. Café, girofle, importé sur l'île Bourbon
par Joseph Hubert en 1732, muscade, vanille, fleurs en tous genres, fruits
de toutes les espèces, manioc, maïs, assurèrent ainsi
la prospérité de la région, jusqu'à ce que
l'ère de la canne à sucre, alors très rémunératrice,
ne les supplante.
En
1784, une première usine sucrière fonctionnant à l'aide
d'un moulin à eau puisée dans la rivière des Marsouins,
est construite à Beaulieu, précédant 3 autres,
à Beaufonds, Beauvallon et la Confiance. La chute des cours du sucre
et la seconde guerre mondiale mirent un terme à cette activité,
les transformant en féculeries et aujourd'hui en ruines. C'est pourquoi,
les bénédictins cherchèrent d'autres ressources, produisirent
de l'électricité, grâce à sa formidable richesse
en eau et à la bagasse, mais également des mandarines, des
oranges, des pamplemousses, des citrons, bananes, avocats, longanis, ananas,
letchis, manguiers, poivre, tout en s'adonnant à l'élevage...
La
région bénédictine a donc fait rêver des milliers
de colons écoutant les récits fabuleux de terres magiques
où il suffisait de poser quelques graines sur le sol pour qu'elles
deviennent un champ. Un tel "El Dorado" déplaça évidemment
des populations entières au XVIIIème siècle, qui pourtant
furent stoppées par une végétation impénétrable
et des cours d'eau meurtriers lors des fréquentes crues. Une migration
qui ne put donc être véritablement effective que lorsque les
routes furent tracées et les ponts reliant les rives, construits.
Mais
la fabuleuse richesse de Saint-Benoit provenait également (et provient
toujours d'ailleurs) de son littoral, très poissonneux mais peu
exploité, et de ses bichiques, ces petits alevins de loches, anguilles,
cabots... A l'origine, les pêcheurs les attrapaient à l'aide
de "vouves" fabriquées avec des feuilles de mouffias ou de cocotiers.
Chacun possédait son canal, fabriqué en galets enchevêtrés
les uns avec les autres, à l'embouchure des rivières, jusqu'à
ce que les filets fassent leur apparition, mais aussi la dynamite, la chaux
vive et le "Cassie marron" une herbe empoisonnée Malgache et réduisent
considérablement les bans. Les pêches miraculeuses durant
près de 2 semaines, sans discontinuer, sont aujourd'hui un lointain
souvenir, même si la région demeure l'une des plus prolifiques.
Véritable
jardin tropical, où l'image d'une "jungle" épaisse prime
pour les profanes, prend tout son sens à Saint-Benoit. Les touristes
du monde entier, toujours plus nombreux, y découvrent la faune et
la flore réunionnaise dans toute sa splendeur, faisant de la région,
l'une des plus visitées, inscrite dans tous les guides, parce que
monumentale et préservée...
EQUIPEMENTS
SOCIOCULTURELS :
1
médiathèque, 1 marmothèque, 23 écoles primaires,
3 collèges, 1 lycée, 3 crèches municipales, 1 clinique,
1 maison de santé, 1 hôpital, 2 salles de cinéma...
SPORTIFS :
6
stades, 3 gymnases, 2 piscines, 1 base nautique, 1 dojo...
MANIFESTATIONS
Trois
grandes dates populaires sont chaque année inscrites sur le calendrier
des manifestations bénédictines : les journées Énergie
Nature, seconde quinzaine de juillet, le festival du court métrage
d'art et d'essai en avril et les Fêtes des Eaux Vives en Novembre... |