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Saint-André ,![]() SAINT-ANDRÉ, LE "BEAU PAYS" Saint-André est la commune la plus peuplée de la côte au vent, comptant au dernier recensement près de 41 000 habitants. Pourtant, la région Est a longtemps été une terre aux barrières infranchissables, aux conditions de vie inhumaines. Une époque douloureuse aux antipodes de son actualité... En 1690, une seule âme, Julien Robert, "hante" les lieux, qui s'apparentent alors à une véritable jungle tropicale, réputée infranchissable, où la montée des eaux ravage les cultures, emporte les enfants et où le paludisme amenuise tout espoir de vie. La côte au vent et la région de Saint-André ont longtemps résisté à l'intrusion de l'homme avant de lui donner toutes leurs richesses. Terres fécondes, toutes les formes de cultures y furent pratiquées : thé, café, manioc, tabac, ilang-ilang, maïs, girofle, riz, toutes les variétés de fruits, vanille, légumes et même du blé, procurant aux premiers habitants, de nombreux moyens de subsistance. Cette manne a bien entendu suscité les convoitises et les grands planteurs se sont installés sur ce vaste territoire, transformant le paysage en étendues de cannes à sucre. La main-d'œuvre nécessaire, très nombreuse, pour les récoltes et la transformation de la canne, se composait d'engagés, aïeux de la population actuelle. A l'aube du troisième millénaire, Saint-André est bien loin des affres de son passé devenue une ville moderne et active, disposant à Bois Rouge de l'un des grands centres de l'industrie sucrière, où les traditions et le charme lontan demeurent, à l'image de la pêche aux bichiques, à l'embouchure des rivières... |
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CARTE DE VISITE Saint-André place : la plus peuplée de la c™te au vent
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HISTORIQUE Julien Robert, en 1690, a ouvert la voie aux colons désireux de s'installer sur des terres fertiles où l'octroi de concessions était encore possible. Il faut pourtant attendre 1704 pour voir quelques familles arriver et résister aux conditions de vie extrêmement difficiles. Les distances séparant chaque habitations étaient considérables, les routes inexistantes, les chemins dangereux. Pour se rendre à la paroisse très éloignée, les familles emportaient tous leurs biens, de peur de les voir disparaître pendant l'absence, emportés par les eaux, détruits par les intempéries. Les enfants nÕavaient donc pas de culture religieuse, les esclaves restant païens ne pouvaient pas se fixer par le mariage et les morts ne recevaient jamais les derniers sacrements. Face à l'isolement, les habitants obtinrent l'autorisation de la Compagnie des Indes, en 1740, d'établir une paroisse. En 1752, une église en pierres est enfin construite, baptisée Saint-André, en l'honneur du gouverneur André d'Heguerty, donnant par la même occasion, son nom à la commune. A peine achevée, un tremblement de terre la détruisit. Durant la Révolution, les troubles furent plus importants qu'à d'autres endroits de l'île, et en 1790, la commune accusée de "Lèse-Nation", est partagée entre Saint-Benoît et Sainte-Suzanne... Une histoire passionnante pleine de rebondissements en plein cœur du "beau pays", qui tenant tête aux plus violents cyclones refleurit toujours avec la caresse des alizés. |
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EQUIPEMENTS SOCIOCULTURELS : 1 bibliothèque, une médiathèque (en février 2000), 1 théâtre, la salle Guy Alphonsine, 32 écoles, 3 collèges publics et 1 privé, 2 lycées, 1 hôpital, 1 crèche municipale, 4 jardins d'enfants. |
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SPORTIFS : 3 stades de football, 2 gymnases, 1 stade d'athlétisme, 3 courts de tennis, 1 piscine, 1 boulodrome, des terrains de basket et de handball et de très nombreux parcours de balades viabilisés. |
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MANIFESTATIONS Dipavali, fête de la lumière est certainement la date principale du calendrier des manifestations Saint-Andréennes. Pendant une semaine, toute la ville se consacre à la culture indienne en programmant des conférences, des projections cinématographiques, des spectacles, proposant des rendez-vous de la gastronomie... La fête des écoles (le 14 juillet), et le 20 décembre, fête de l'abolition de l'esclavage, sont deux autres dates sur lesquelles la commune met l'accent. |
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