CARTE
DE VISITE
la Saline,
commune de Saint-Paul
Situation
:
côte
ouest, 500 mètres d'altitude
Nom des habitants
les Saint-Paulois
Population
10 000 habitants
Célébrités
Madame Desbassyns
Projets
Travaux d'adduction
d'eau
Commerces
tous commerces
Economie-ressources
agriculture,
élevage, tourisme |
HISTORIQUE
La Saline doit son nom à la
ravine qui la traverse où, au début de la colonisation de
l'île, une saline devait s'y trouver.
Jusqu'en 1863, date à laquelle
l'ingénieur Bonnin débuta la construction d'une route
reliant Saint-Paul à Saint-Gilles en passant par le cap La Houssaye
et le cap Champagne, ouvrant ainsi la porte sur le littoral ouest, il fallait
pour accéder à la Saline passer par Saint-Gilles-les-Hauts.
C'est donc tout naturellement que les premières familles s'établirent
dans un premier temps sur la partie haute de la région ouest, montant
toujours un peu plus pour trouver des terres cultivables et un peu plus
de fraîcheur.
Après 1863, la région
côtière commença à se peupler, malgré
le manque d'eau. En effet, chacun y trouvait de la nourriture en abondance,
grâce aux forêts de filaos et à la richesse du lagon.
A quelques centaines de mètres
d'altitude, le village de la Saline, quartier Saint-Paulois, n'a jamais
cessé de croître, gagnant de plus en plus sur la montagne.
La construction d'un lycée professionnel n'est d'ailleurs pas étranger
à cette progression démographique. Le climat chaud et sec
toute l'année, la longue langue de plage s'étalant sur 25
kilomètres attirent également de nombreux réunionnais
désireux de trouver un havre, tout en bénéficiant
d'un point de vue extraordinaire sur l'océan Indien...
La vie de la Saline fut pendant longtemps
directement liée à celle de Saint-Gilles-les-Hauts, alors
unique chemin d'accès en dehors de la voie maritime, mais aussi
lieu de résidence de grands propriétaires terriens. En effet,
à proximité de Saint-Paul, les plateaux furent rapidement
exploités pour la culture du café et plus tard, de la canne
à sucre.
C'est pour cette raison que la région
fut l'une des premières à se peupler, les voyageurs trouvant
à quelques lieux de leurs débarcadères des terres
et du travail. C'est de cette manière que débuta l'histoire
et la fortune de la famille Desbassyns, lorsque le 5 mai 1689, Augustin
Panon premier de la lignée, débarqua sur le sable noir
de l'île Bourbon. Quelques générations plus tard, Madame
Desbassyns se retrouve à la tête d'un territoire immense,
débutant du battant des lames au sommet des montagnes, englobant
des milliers d'hectares de terres cultivables et possédant des centaines
d'esclaves. Figure de l'époque, son nom demeure source de légendes
peignant tantôt les traits d'un tyran, tantôt la bonté
altruiste d'une femme simple et aimable qui lui valut le doux sobriquet
de "seconde Providence".
Le 20 décembre 1848; l'abolition
de l'esclavage, les crises successives et graves de la canne à sucre
mirent un terme à l'existence des immenses propriétés
devenues trop coûteuses. Les domaines furent avec le temps parcellisés
et de petites exploitations firent leur apparition.
L'ouverture de l'île de la
Réunion sur le tourisme accéléra encore le processus
d'urbanisation, l'engouement pour la région se faisant chaque année
de plus en plus fort. Aujourd'hui une gigantesque campagne de travaux visant
à résoudre les problèmes d'adduction d'eau est en
cours, permettant au quartier Saint-Paulois de s'étendre encore.
EQUIPEMENTS
SOCIOCULTURELS :
1 lycée
professionnel.
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