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Ravine-Blanche, 
commune de St-Pierre
Ravine Blanche, au coeur de Dipavali
Sous-préfecture, Saint-Pierre constitue l'un des grands centres économiques et administratifs de l'île de la Réunion. Terre-Sainte, Mahavel, Ravine des Cabris, Boulevard Bank, Basse Terre, Ravine Blanche et bien d'autres quartiers encore la composent, dessinant les traits de son visage actuel, entre modernité et cases créoles préservées...

CARTE DE VISITE 
Ravine Blanche, commune de Saint-Pierre

Date d'apparition
1732

Situation
côte sud, front de mer 

Nom des habitants
les saint-pierrois

Population 
10 000 habitants

Maire 
Élu du secteur : Idris Bertil

Adresse mairie annexe
116, boulevard Hubert DeLisle, tél : 35.14.28. et fax : 25.09.63.

Commerces
Tous commerces.

Patrimoine 
l'hôtel de ville, le marché couvert, l'entrepôt Kerveguen, la sous préfecture, la maison Adam de Villiers, la maison Orré...

Célébrités
Lislet Geoffroy, François Césaire de Mahy, Marius et Ary Leblond, Sitarane, le Docteur Archambaud, Jackson Richardson, Firmin Viry, Paul et Jules Hermann...

Projets
mise en voie semi-piétonne de la rue des Bons Enfants, aménagement des abords du port, réalisation d'un terminal croisière à Terre Sainte, allongement de la piste de l'aéroport de Pierrefonds...

Economie - Ressources
industrie, tourisme, commerces, le port...
- Club de football : la Saint-Pierroise
 


HISTORIQUE
L'extension de la colonisation aux terres du Sud en 1718 a donné naissance à toutes les localités de la région. En effet, Saint-Pierre apparaît à cette époque avec l'installation des premiers colons à autour de la Rivière D'Abord, à la Ravine des Cabris ou à Mahavel représentant par conséquent les plus anciens quartiers de la commune. En 1727, les familles installées sont de plus en plus nombreuses et il devient nécessaire, pour faciliter leur implantation, de créer une ligne d'arpentage longeant le littoral à 200 mètres d'altitude, partant de la Rivière D'abord à la Ravine Blanche. Trois autres lignes seront plus tard tracées afin de répondre aux mêmes exigences, à 100, 400 et 600 mètres. Pourtant, la région en apparence si fertile et si riche dissimulait deux graves problèmes qui handicapèrent très longtemps toute la région : le manque d'eau et l'isolement  du reste de l'île. En effet, le quartier naissant est au début du XVIIIème siècle attaché à la paroisse Saint-Pauloise très éloignée et dont l'existence ne semble guère la soucier. L'insécurité due aux attaques et aux fréquentes embuscades des marrons cachés dans les Hauts, le manque cruel d'approvisionnement et de matériaux de construction incitèrent peu ou pas à tenter l'aventure dans cette contrée lointaine. Cependant, l'explosion démographique dans l'ouest de l'île et dans le nord, l'absence de concessions accordées dans ces régions, décidèrent néanmoins de nombreux colons à faire le voyage. 

Si les premières habitations furent construites à Mahavel ou la Ravine des Cabris, rapidement, les alentours de la Rivière d'Abord furent annexés par les familles, en raison de la présence de l'eau mais aussi de l'Océan fournissant d'autres moyens de subsistances que ceux offerts par une terre ingrate. C'est pourquoi, Saint-Pierre s'est développé au fur et à mesure autour de ce quartier, s'élargissant peu à peu, gagnant d'années en années toujours un peu plus sur le flanc de la montagne ou le long de la plage. En attendant, si l'affluence des colons au début du XVIIIème constitua le gros des rangs du quartier, celui-ci sembla par la suite se développer très lentement, son sort économique étant oublié au profit de Saint-Denis promue Capitale par Labourdonnais. Fort heureusement, en 1826, la création d'un canal alimentant en eau la localité et ses écarts bouleverse enfin les données. La région peut alors s'adonner à la culture de la canne à sucre qui propulsera cette partie du sud dans une longue période de prospérité, jusqu'à la crise fatale, la chute des cours du sucre au début du XXème siècle. Pendant plus de 60 ans, Saint-Pierre, tout comme le reste de l'île d'ailleurs, évolua peu, demeura "endormi", bercé par l'art de vivre légendaire du sud réunionnais. La création d'industries, la diversification de l'économie locale, l'ouverture au tourisme et l'explosion démographique relancèrent toute la région. La commune se métamorphosa répondant aux besoins de l'époque et modernisa ses quartiers, comme à Ravine Blanche qui préfigure son âme contemporaine, populaire et dynamique, culturelle aussi... En effet, il est chaque année l'un des principaux théâtres des grandes fêtes de Dipavali dans l'île.


MANIFESTATIONS
- la foire commerciale, la fête de la fraise, le carnaval, Dipavali...