CARTE
DE VISITE
Piton-Saint-Leu, commune de Saint-Leu
Date d'apparition
Fin du XVIIème siècle
Situation
côte sous le vent, littoral
Ouest, 200 m d'altitude
Nom des habitants
les Saint-Leusiens
Population
7367 habitants
Adjoint Spécial
René Chieng Yane
Adresse mairie annexe
CD 11, 97424 Piton Saint-Leu, tél
: 34.31.01
Commerces
Tous commerces.
Patrimoine
Stella Matutina, Cheminée
du Portail, Temple Tamoul
Curiosités
La ferme d'Autruches, Arsenik, le
Souffleur
Economie-ressources
tourisme, l'agriculture, l'industrie |
HISTORIQUE
Si
le littoral tapissé d'herbe rousse a longtemps vu paître des
zébus et des cabris, sur le flanc de la montagne Saint-Leusienne,
le café a quant à lui assuré au XVIIIème siècle,
la prospérité de la commune qui pouvait alors se vanter d'être
la plus riche de l'île après Saint-Denis.
En
effet, ses récoltes, considérables, étaient réputées
donner les meilleurs grains de l'île, offrant une qualité
et un goût qui furent longtemps très appréciés
à travers toute la colonie et même en Europe. Chacun voulait
avoir à sa table son Saint-Leu. C'est à cette période
que le quartier a inscrit ses lettres de noblesse, bien avant les compétitions
de surf ou l'engouement touristique pour la Réunion. D'énormes
propriétés foncières se créèrent ainsi,
s'adonnant également à la culture du coton, précédant
les vastes exploitations de canne à sucre qui les remplacèrent
au début du XIXème siècle.
Paradoxalement,
ce ne fut pas le sucre qui mit un terme à l'ère du café
Saint-Leusien, mais la révolte des esclaves de 1811 qui effraya
à tel point les habitants que ceux-ci détruisirent leurs
maisons pour les rebâtir ailleurs, principalement à Saint-Paul.
Le quartier perdit peu à peu son âme, sembla mourir à
petit feu, les longues et larges rues bordées de bois noirs, autrefois
si animées n'étant plus ombragées que par l'oubli,
la lente décadence des domaines coloniaux
Longtemps,
la section de Saint-Leu dépendit de Saint-Paul et ce n'est que durant
sa période la plus sombre, en 1817, qu'elle s'émancipa pour
devenir commune à part entière. Il fallu que la situation
économique et sociale soit au plus bas pour que les Saint-Leusiens
veuillent s'émanciper de la grande ville à laquelle ils étaient
très liés depuis leurs origines.
Auparavant,
en août 1790, une église fut élevée et une paroisse
sembla vouloir naître. Cette Maison de Dieu ne sera consacrée
que bien plus tard, en 1858, 1 an quasiment jour pour jour avant qu'une
épouvantable épidémie de choléra et de peste
ne s'attaque à la majeur partie des communes de l'île, emportant
des centaines de personnes, du battant des lames jusqu'aux sommets des
montagnes.
Préférant
les hauteurs au littoral, les habitants apeurés se réfugièrent
sur les coteaux, à quelques centaines de mètres d'altitude,
à l'endroit où le père Saissac implora la pitié
et la clémence de Notre Dame de la Salette.
En
hommage, il fit édifier une chapelle précaire par une population
mobilisée pour l'occasion, prête à tout pour échapper
au terrible fléau. Miraculeusement, la maladie stoppa sa course
aux portes de la toute jeune commune, marquant les esprits et épargnant
des dizaines de familles. La petite chapelle fut alors bénie, le
19 septembre 1859.
Depuis,
l'église de Piton-Saint-Leu, appelée également église
du Portail, est devenue un haut lieu de pèlerinage réunionnais,
où au concret d'une station balnéaire réputée,
s'associe une croyance vieille de 141 ans mobilisant chaque année
une foule immense
EQUIPEMENTS SOCIOCULTURELS
:
Salle
de spectacle le Séchoir de Piton Saint-Leu, 1 bibliothèque,
1 lycée, 1 collège, 3 écoles primaires, 2 écoles
maternelles, 1 C.F.P.P.A., 1 salle des fêtes, 1 espace culturel le
Foirail
SPORTIFS :
1
stade de football, 2 maisons de quartier, 1 plateau polyvalent
MANIFESTATIONS
Saint-Leu
s'illustre par l'incontournable pèlerinage de la fête de La
Salette qui se déroulera cette année du 15 au 24 septembre.
Au programme de nombreux groupes réunionnais tels que Ensemb Zot
(le 15) Fanatik (le 17), Ti Sours (le 18), Ziskakan (le 23), Marroner (le
24), Kamela (le 22), mais aussi Thierry Jardinot et les Impros (le 19) |