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Bois de Nèfles Saint-Paul 
Saint-Paul est la commune la plus étendue de l'île, s'étirant du battant des lames au-delà du sommet des montagnes puisque son territoire trouve ses limites dans le cirque de Mafate. La commune se compose d'une multitude de quartiers dont Bois de Nèfles qui surplombe la baie et offre une vue imprenable sur cette partie de la côte Ouest...

CARTE DE VISITE 
Bois de Nèfles, 
commune de Saint-Paul

Date d'apparition
fin du XVIIème siècle

Situation
Côte Ouest, du front de mer jusqu'au cirque de Mafate

Nom des habitants
les Saint-Paulois

Population 
5000 habitants

Adresse mairie annexe
:4, rue de l'église, Bois de Nèfles, tél : 0262 44 00 01

Curiosité
Le marché forain sur le front de mer tous les vendredis et samedis matin

Patrimoine 
L'église, le front de mer, l'étang, les cases créoles...

Célébrités
Evariste De Forges Parny, Charles Leconte De Lisle, Eugène Dayot, Françoise Chatelain de Crecy Mussard...

Projets
Création, aménagement, réalisation de l'adduction d'eau sur l'ensemble de la commune, aménagement du front de mer...

Economie - Ressources
Commerce, artisanat, industrie, tourisme


HISTORIQUE
LEn 1666, installé depuis 1 an dans la baie de Saint-Paul, Étienne Regnault accompagné de 20 colons, les premiers habitants de fait de l'île, se plaint auprès du capitaine Kergadiou des difficultés rencontrées pour faire naître la colonie de Bourbon. En effet, l'absence d'approvisionnement, dû à la distance séparant l'île du royaume de France oblige bien évidemment les colons à se débrouiller seuls, devant construire et fabriquer avec les moyens du bord tout ce dont ils ont besoin : maisons, étables, charrettes, charrues, fours, outils, vêtements, vaisselle, etc...  Dans cette optique, les candidats au départ devaient, dans leur ensemble, posséder une ou plusieurs qualifications permettant à la communauté de profiter ainsi de ces corps de métiers, tels que des charpentiers, menuisiers, cuisiniers, potiers, forgerons... Seulement, afin de mettre toutes les chances de leur côté, certains mentirent, s'inventèrent des compétences, la soif d'aventure, mais aussi la vision de richesses leur faisant oublier la nécessité d'un tel recrutement. On parle alors de "disette de commodités". Fort heureusement, l'île encore vierge, regorge de nourriture, offre fruits et racines, poissons et gibiers en abondance. Les écrits des premiers Français ou des voyageurs en escale pour faire de l'eau, décrivent un "paradis terrestre", un monde merveilleux où la fraîcheur de l'eau fait oublier les fortes chaleurs de l'été. Il suffit d'imaginer un instant l'île originelle, couverte de palmiers, caressée par les alizés, où pailles en queues et dodos, tortues de terre ou de mer, prolifèrent depuis des siècles sans jamais avoir été inquiétés... 

En débarquant sur l'île, les colons importèrent des rats qui trouvèrent à Bourbon un garde-manger quasi inépuisable.  Ceux-ci se multiplièrent à une vitesse incroyable, ravageant les cultures. Les chiens et les chats s'attaquèrent quant à eux aux dodos qui, lents et peu farouches disparurent très rapidement. 
Durant tout le XVIIème siècle, le flux de colons est incessant. Les bateaux jettent régulièrement l'ancre dans la baie de Saint-Paul devenue un immense champ de blé, parsemé ici et là d'habitations en bois, d'enclos à bestiaux. Hibon, l'un des premiers concessionnaires, éleva des cochons, de l'Étang au sommet de la montagne. C'est sans doute, le premier habitant de Bois de Nèfles qui tire son nom de l'arbre fruitier que l'on y trouve en abondance.
Si parisiens et bretons, constituent le gros des rangs des Français, pirates, Allemands, Malgaches, Hollandais, Indiens, Portugais, Espagnols, Italiens forment la première mosaïque ethnique de l'île,  principalement masculine. En effet, la gent féminine se compose surtout d'indiennes et de Malgaches, arrachées de leurs terres natales pour palier au manque de "sexe faible" qui ne se compose que de 7 ou 8 femmes blanches...
Au début du XVIIIème siècle, Saint-Paul est un conglomérat très étendu de cases en bois, disséminées de manière anarchique, sans rues, sans caniveaux, sale, prospère cependant grâce à la culture du coton et du café. En 1769 enfin, l'Ordonnateur de Crémont fait construire une chaussé le long de laquelle s'élevèrent les premières grandes bâtisses. La cité connaîtra plus tard un essor considérable durant l'ère faste de la canne à sucre...