CARTE
DE VISITE
Montvert, commune de Saint-Pierre
Date d'apparition
Début du XVIIème siècle
Situation
côte sud, Plaine des Grègues
Nom des habitants
les saint-pierrois
Population
4 000 habitants
Adresses mairies annexes
Montvert les Bas, 86 chemin
départemental 29
tél : 0262 31 15 02 et Montvert
les Hauts,
tél : 0262 38 88 98
Commerces
Tous commerces.
Célébrités
Lislet Geoffroy, François
Césaire de Mahy, Marius et Ary Leblond, Sitarane, le Docteur Archambaud,
Jackson Richardson, Firmin Viry, Paul et Jules Hermann...
Patrimoine
l'hôtel de ville, le
marché couvert, l'entrepôt Kerveguen, la sous préfecture,
la maison Adam de Villiers, la maison Orré...
Économie et ressource :
Industrie, tourisme, commerces, le
port...
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HISTORIQUE
Au XVIIème siècle,
alors que la grande paroisse de Saint-Paul ressemble à une ville
fantôme, peu animée, aux rues sales et étroites, Saint-Pierre,
faisant partie du "Païs Bruslé", semble tout son contraire.
En effet, les voyageurs qui y ont séjourné à cette
époque, la décrivent très agréable, vivante,
ses ruelles et avenues grouillant de monde, s'ouvrant tantôt sur
le bleu de l'Océan Indien, tantôt sur les magnifiques montagnes
vertes constituant le fond de son décor. La richesse de la région
est apparente, à travers les mouvements constants du petit port,
les maisons blanches de Terre-Sainte, ou du centre ville qui ne connaît
d'ailleurs d'autres monuments en pierre que l'église ou l'hôtel
de ville... Les étals remplis, les paniers pleins, les enfants jouant
dans les ruisseaux des rues qui fournissent une étonnante fraîcheur
même en plein été ou dans les somptueux jardins, l'atmosphère
si particulière des fins de journée où les habitants
se retrouvent sur la grande route pour se détendre et parler, font
alors de la capitale du Sud l'une des cités les plus belles et les
plus agréables à vivre qui soient sur l'île Bourbon.
Saint-Pierre était montrée en exemple. Elle attira bien évidemment
de nombreux colons lassés de la monotonie de Saint-Denis au Nord,
de Saint-Paul à l'Ouest ou bien encore de Saint-Leu, appelée
la ville triste... Cette prospérité chancela à la
fin du XIXème siècle lorsque les difficultés liées
à la culture de la canne à sucre se firent de plus en plus
importantes, mais aussi après l'abolition de l'esclavage qui amorça
le déclin de l'ère colonialiste...
Jusqu'en 1925, Saint-Pierre
et le Tampon forment une seule et même commune, partant du battant
des lames à la Plaine des Cafres. Un immense territoire traversé
à l'Ouest, par la route de Bois d'Olive qui mène jusqu'à
la Rivière Saint-Etienne, à la Pointe de l'Entre-Deux, et
à l'Est, par la route de Montvert qui coupe diagonalement cette
partie de la commune jusqu'au-dessus du village de Petite-Ile. À
cette époque, la surface communale concurrence celle de Saint-Paul.
Montvert tire son nom du
Piton Montvert, un très ancien cratère au pied duquel l'écart
se situe. Il surplombe Saint-Pierre, à la limite de la Plaine des
Grègues et offre un point de vue extraordinaire sur le littoral.
Il se décompose en deux sections, Montvert les Hauts et Montvert
les Bas.
Cette région fut
baptisée en raison de sa ravine où l'eau s'y engouffrant
disparaît de la même manière que dans un filtre à
café-grègue. Terres du curcuma, du rhum marron à l'époque
du géranium, de la Rouroute qui constituaient, cuisinée sous
forme de galettes, le goûter des marmailles, du Vétiver, de
l'élevage, mais aussi de la paille chouchou au début du XXème
siècle, le secteur a bien évidemment contribué à
la prospérité de Saint-Pierre, bénéficiant
de la même richesse que Petite-île, alors réputé
le jardin le plus fertile de l'île. Agricole, la région et
les quartiers qui la composent se sont ouverts au tourisme en proposant
de très nombreux circuits de randonnées aménagés
mais également des gîtes et tables d'hôtes pour découvrir
la gastronomie et l'art de vivre si particulier du Sud réunionnais...
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