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La Montagne, entre ciel et mer
Perchée sur les hauteurs de Saint-Denis et s'étirant jusqu'à la Grande Chaloupe, La Montagne a longtemps constitué l'unique passage terrestre reliant Saint-Denis à Saint-Paul. Aujourd'hui, Ce quartier dionysien n'est plus un relais mais bel et bien un havre où de nombreux réunionnais ont choisi de s'installer...

 

CARTE DE VISITE La Montagne, quartier de Saint-Denis

Date d'apparition
Fin du XVIIème siècle

Situation
Côte Nord, de 200 jusqu'à 1000 mètres d'altitude

Nom des habitants
Les Montagnards ou les dionysiens

Population
12 500 habitants

Maire adjoint
Mickaël Nativel

Adresse mairie annexe
La Montagne 15ème, 87, chemin du Père Raimbault, tél : 23.60.75

Célébrités
Monsieur Hautbois, initiateur du cinéma itinérant à la Réunion...

Projets
Adduction d'eau puisée dans la Ravine à Jacques pour la zone rurale du Couilloux dès la fin 2000, résorption de l'habitat insalubre sur le quartier de Saint-Bernard (création de parcelles individuelles de 400 m2 et non d'immeuble pour conserver un visage humain)...

Patrimoine
La léproserie de la Ravine à Jacques, le Chemin des Anglais, la Plaine d'Affouches..

Commerces
Tous commerces

Economies ressources
Agriculture, artisanat, industrie, commerce - A voir : le centre de loisirs du Colorado.


HISTORIQUE
La Montagne est souvent considérée comme l'un des quartiers résidentiels les plus prisés de Saint-Denis, pour le point de vue qu'il offre sur la baie et l'océan Indien, mais également pour sa proximité du centre économique qu'est la capitale. Une vision réductrice de la localité qui en réalité représente bien plus de choses.
En effet, 5 quartiers la composent : la Montagne 8ème qui est effectivement une zone à caractère résidentiel, Ruisseau Blanc qui a connu ces dernières années un développement urbain très important, Saint-Bernard qui incarne le grenier de la Montagne en étant à dominante rurale, la Grande Chaloupe, quartier enclavé du littoral et enfin, les Affouches, particulièrement isolés, grimpant à 1000 mètres d'altitude, jusqu'au bord du rempart de Mafate. Son immense territoire représente le 1/3 de la surface communale dionysienne et est délimité par la Rivière Saint-Denis et la Ravine de la Grande Chaloupe. Une région qui dès les origines de la colonisation a constitué l'un des points névralgique et stratégiques de l'île et qui occupe une place importante dans l'histoire réunionnaise.
En effet, dès 1667, c'est à dire date à laquelle la Hougre Saint-Denis a appareillé dans la baie, La Montagne a beaucoup fait parler d'elle, constituant un obstacle naturel pour relier Saint-Paul à Saint-Denis, mais aussi, l'unique passage terrestre envisageable à l'époque. Son nom vient d'ailleurs de là, de cette énorme paroi, cette muraille difficilement franchissable, cette Montagne...

C'est pourquoi, dès que les premiers colons se sont installés dans la baie de Saint-Denis, l'idée d'établir une liaison entre ces deux grandes cités, en passant par la Montagne a été émise. L'initiateur fut le gouverneur Hubert de Vauboulon, en 1690, mais dont les efforts furent vains puisque 40 ans plus tard, rien n'avait été fait, les moyens techniques sur place n'étant pas à la hauteur de l'ampleur des travaux.
En 1730, enfin, 2 entrepreneurs tinrent le pari d'ouvrir une voie qui pendant encore 40 ans se limita à un chemin difficile et dangereux, inadapté au transport des marchandises et s'arrêtant brutalement à la Grande Chaloupe. Il fut donc amélioré et élargi en 1770 par l'ordonnateur Crémont, ouvrant ainsi raisonnablement une route reliant la région nord à la région ouest. Une route par laquelle passèrent les Anglais en 1810, pour investir l'île "Bonaparte". Mais ce chemin, alors long de 18 kilomètres fut, dans les années qui suivirent, totalement délaissé, supplanté par le tracé actuel achevé en 1856. Cette "brèche" ouverte dans la montagne a toujours conservé un caractère exceptionnel, les habitants de l'île lui préférant, avant la construction de la route du littoral, la voie maritime, moins longue, 2 heures au lieu de 5 et ne l'empruntant, comme aujourd'hui d'ailleurs, que pendant les tempêtes et les cyclones. En attendant, nombreux furent ceux à comprendre que la région pouvait être clémente et fertile et rapidement, la canne à sucre, l'Aloès, le patchouli, les cultures vivrières y firent leur apparition en même temps que les habitations. En l'an 2000, la Montagne, avec plus de 12000 habitants, est devenue une ville à part entière, toujours rattachée à Saint-Denis, dont le charme, le climat et l'histoire attirent de plus en plus de nouveaux habitants, mais également de plus en plus de touristes...

 

EQUIPEMENTS SOCIOCULTURELS :
3 écoles élémentaires, 1 école primaire, 3 écoles maternelles, 1 CASE à Saint Bernard, l'E.S.E du 8ème, la Maison des Associations de la Montagne, 1 local au centre commercial de Saint-Bernard, 2 bibliothèques, 1 école de musique, 1 mini-crèche, 1 local SODIAC affecté à la jeunesse au Ruisseau Blanc, 1 local du Conseil Général à la Grande Chaloupe...

 

SPORTIFS :
Le Tennis Club, le Golf, le centre équestre, le circuit de VTT, du Colorado, 1 salle de boxe au 15ème, 1 piscine au 8ème, 4 stades de football (3 à la Montagne et 1 à Ruisseau Blanc), 3 boulodromes (à la Montagne, Chemin Neuf et Ruisseau Blanc), 5 plateaux noirs, 3 plateaux de basket...n projet, un plateau sportif polyvalent et un terrain de football