CARTE
DE VISITE
La Source,
commune de Saint-Denis
Date d'apparition
fin XVIIème
Situation
côte nord,
derrière le jardin de l'État
Nom des habitants
les Dionysiens
Population
3500 habitants
Elu du secteur
Ibrahim Patel
Adresse mairie annexe
52, rue Ruisseau des Noirs
Tél : 41 11 71
Commerces
Tous commerces.
Patrimoine
le Jardin de l'État
Célébrités
Juliette Dodu,
Bailly de Monthyon, Sarda Garriga,
Jean Albany
Projets :
aménagement du réseau
routier et des transports publics
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HISTORIQUE
En 1735, lorsque Labourdonnais
transfère le siège du Gouvernement de l'île de France
et de Bourbon à Saint-Denis, la paroisse ressemble à une
grosse bourgade où quelques constructions de pierre seulement laissent
supposer son importance politique, stratégique et économique
: les magasins de la Compagnie des Indes, la Préfecture, un pont
débarcadère, le palais du gouvernement, une batterie de canons
au Cap Bernard et au Butor, le fort de la redoute, l'église. A cette
époque, l'île change peu à peu de visage, quitte doucement
les années d'installation de la colonie pour devenir un endroit
civilisé, régie par un système, des administrations.
Il faudra attendre encore quelques années et la culture intensive
de la canne à sucre, pour que les richesses offertes permettent
de créer de nouveaux édifices, des bâtiments publics,
de somptueuses demeures, telles que, la Banque Coloniale, le muséum
d'Histoire Naturelle, l'Hôtel de ville, la Société
Sciences et Arts, le lycée Impérial. La commune change de
visage, grossit, prend les traits d'une cité moderne et dynamique,
entourée de montagnes et bordée d'une large plaine, appelée
Camp de Lorraine.
Le Camp de Lorraine, inhabité,
a longtemps été une étendue humide et marécageuse
aux abords de la ville où l'on cultivait du café, des fruits
et des légumes, puis de la canne à sucre. La zone fut considérée
comme le grenier ou plutôt l'un des gardes manger de la commune qui,
pour subvenir à ses besoins, faisait venir des régions est
et ouest les denrées essentielles. Tout au bout de la rue Royale
dionysienne, un jardin prit lieu et place, dernière limite avant
de quitter véritablement le cúur de ville, masquant les acres agricoles.
Composantes de grandes propriétés, ces terres cultivées
ne furent pas investies, demeurèrent inviolées par la pierre,
les rues et les sabots des chevaux, jugées trop importantes pour
l'équilibre économique de la région. Après la chute des cours du sucre et la terrible crise qui en découla,
certaines parcelles devinrent de petits potagers où quelques familles
s'établirent chichement donnant naissance à un bidonville
en proche périphérie de la commune.
Dans les années 60,
un phénomène nouveau bouleversa les données de l'île toute entière. En effet, la courbe démographique s'emballa,
culminant parfois à 200%, et ne laissant guère d'alternatives
aux autorités de l'époque : construire pour loger la population.
Dans cette optique, à Saint-Denis, le quartier dit de la Source
fut asséché, les cultures et les arbres fruitiers rasés, remplacés par des immeubles fonctionnels, dotés de nombreux
logements. Montgaillard, les Camélias, Bellepierre, Château-Morange, Saint-François, la Providence, subirent le même sort, l'agriculture
du nord perdit une partie considérable de sa surface et donc de
son importance, ouvrant la porte à une ère d'industrialisation
qui, depuis cette époque, n'a jamais cessé de progresser.
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