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La Source

La Source, à deux pas du coeur de ville..

Saint-Denis a radicalement changé de visage depuis les années 60, se transformant en une cité moderne s'adaptant aux exigences démographiques réunionnaises. La commune ne possède quasiment plus de surface agricole, mais dispose d'un outil industriel performant. Saint-Denis apparaît très tôt dans l'histoire réunionnaise, dès 1663, mais ne voit apparaître les premiers colons que quelques années plus tard, à la fin du XVIIème siècle. ....

CARTE DE VISITE 
La Source, 
commune de Saint-Denis

Date d'apparition
fin XVIIème

Situation
côte nord, 
derrière le jardin de l'État

Nom des habitants
les Dionysiens

Population 
3500 habitants

Elu du secteur
Ibrahim Patel

Adresse mairie annexe
52, rue Ruisseau des Noirs
Tél : 41 11 71

Commerces
Tous commerces.

Patrimoine 
le Jardin de l'État

Célébrités
Juliette Dodu, 
Bailly de Monthyon, Sarda Garriga, Jean Albany

Projets :
aménagement du réseau
routier et des transports publics
 


HISTORIQUE
En 1735, lorsque Labourdonnais transfère le siège du Gouvernement de l'île de France et de Bourbon à Saint-Denis, la paroisse ressemble à une grosse bourgade où quelques constructions de pierre seulement laissent supposer son importance politique, stratégique et économique : les magasins de la Compagnie des Indes, la Préfecture, un pont débarcadère, le palais du gouvernement, une batterie de canons au Cap Bernard et au Butor, le fort de la redoute, l'église. A cette époque, l'île change peu à peu de visage, quitte doucement les années d'installation de la colonie pour devenir un endroit civilisé, régie par un système, des administrations. Il faudra attendre encore quelques années et la culture intensive de la canne à sucre, pour que les richesses offertes permettent de créer de nouveaux édifices, des bâtiments publics, de somptueuses demeures, telles que, la Banque Coloniale, le muséum d'Histoire Naturelle, l'Hôtel de ville, la Société Sciences et Arts, le lycée Impérial. La commune change de visage, grossit, prend les traits d'une cité moderne et dynamique, entourée de montagnes et bordée d'une large plaine, appelée Camp de Lorraine.
Le Camp de Lorraine, inhabité, a longtemps été une étendue humide et marécageuse aux abords de la ville où l'on cultivait du café, des fruits et des légumes, puis de la canne à sucre. La zone fut considérée comme le grenier ou plutôt l'un des gardes manger de la commune qui, pour subvenir à ses besoins, faisait venir des régions est et ouest les denrées essentielles. Tout au bout de la rue Royale dionysienne, un jardin prit lieu et place, dernière limite avant de quitter véritablement le cúur de ville, masquant les acres agricoles. Composantes de grandes propriétés, ces terres cultivées ne furent pas investies, demeurèrent inviolées par la pierre, les rues et les sabots des chevaux, jugées trop importantes pour l'équilibre économique de la région. Après la chute des cours du sucre et la terrible crise qui en découla, certaines parcelles devinrent de petits potagers où quelques familles s'établirent chichement donnant naissance à un bidonville en proche périphérie de la commune.
Dans les années 60, un phénomène nouveau bouleversa les données de l'île toute entière. En effet, la courbe démographique s'emballa, culminant parfois à 200%, et ne laissant guère d'alternatives aux autorités de l'époque : construire pour loger la population. Dans cette optique, à Saint-Denis, le quartier dit de la Source fut asséché, les cultures et les arbres fruitiers rasés, remplacés par des immeubles fonctionnels, dotés de nombreux logements. Montgaillard, les Camélias, Bellepierre, Château-Morange, Saint-François, la Providence, subirent le même sort, l'agriculture du nord perdit une partie considérable de sa surface et donc de son importance, ouvrant la porte à une ère d'industrialisation qui, depuis cette époque, n'a jamais cessé de progresser.