CARTE
DE VISITE
Grand îlet,
Commune de Salazie
Date de création
1832
Date d'apparition
1829
Situation
côte nord-est
Nom des habitants
les Salaziens
Population
1 200 habitants
Elu du secteur
Stéphane FOUASSIN
Adresse mairie annexe
2,rue Père Jouanno - Tél.47.70.12
Commerces
Tous commerces.
Patrimoine
son église pittoresque cirque,
ses sentiers, ses écarts, son église, les vieilles cases
créoles
Célébrités
Annette de La Serve, Hubert de Lisle,
Auguste Lacaussade...
Projets
développement de l'activité
touristique, enfouissement des réseaux électriques aériens...
Économie - Ressources
agriculture maraîchère,
arboriculture fruitière, le tourisme...
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HISTORIQUE
La Réunion change
de visage au gré des régions que l'on traverse. Mais c'est
sans doute à Salazie et dans l'Est que l'on s'aperçoit véritablement
que l'île baigne sous des latitudes tropicales, son exubérante
végétation, ses cascades dévalant le flanc des montagnes
rappelant que chaleur et hydrométrie sont les principales composantes
de ce type de climat. S'ajoute à cela, un relief extraordinaire,
né de l'affaissement progressif d'une montagne de laves, donnant
naissance à 1 cirque dont les remparts escarpés s'élèvent
parfois à plus de 1000 mètres d'altitude. Salazie est un
royaume naturel où l'homme semble y avoir une emprise minimum. Son
histoire débute à la fin du XVIIe siècle, avec la
colonisation et l'esclavage, période sombre durant laquelle quelques
marrons en quête de liberté trouvèrent refuge au milieu
de cette jungle impénétrable où seulement une poignée
de chasseurs de cabris osaient s'aventurer... Au fur et à mesure
du temps, ceux-ci s'enfoncèrent de plus en plus à l'intérieur
du cirque, fuyant sans cesse les colons qui investirent bientôt toute
la région, jusqu'à Grand Îlet, puis Mafate. Une légende
raconte que les descendants de marrons jamais repris habitaient encore
ce second cirque après la révolution et même l'abolition
de l'esclavage en 1848. La raison en est fort simple : il n'existe aucune
route carrossable rejoignant Mafate, seulement quelques sentiers, comme
la Rivière des Galets, Grand îlet et le Col des búufs,
où il faut marcher pendant plusieurs heures avant de pouvoir atteindre
son cúur...
Grand Îlet fut relié au reste de l'île par une route
en 1963, alors que les travaux débutèrent 5 ans plus tôt,
en 1958. Un chantier extraordinaire comme la Réunion en compte beaucoup
en raison de son atypique configuration géographique et géologique.
Au XVIIIe siècle, l'endroit était considéré
par les habitants du cirque et le peu de visiteurs qui y séjournèrent,
comme le plus grand îlet du cirque... Une particularité et
une qualification populaire dont le village tira son nom.
Jusqu'au XXe siècle, il fallait gagner le Radier de Bras Fleur
Jaune, traverser une petite passerelle suspendue, une épaisse végétation
et endurer un relief difficile avant d'arriver à la localité.
Pourtant, en 1865, Monseigneur Maupoint fit ériger une église
à la paroisse Saint-Martin, premier nom de baptême du village
avant d'être vulgarisé par la suite en Grand Îlet. Une
minuscule paroisse, ne comptant alors que quelques ouailles, s'apparentant
à un monde perdu au centre d'une forêt de bambous et d'arbres
majestueux, peuplée d'une colonie de chauves-souris... Un havre
fantastique, aux antipodes du tumulte des grandes communes en construction,
là où l'eau ne vint jamais à manquer, là où
tout semblait pouvoir pousser. Une richesse fabuleuse dont la petite concentration
tira profit en s'adonnant aux cultures maraîchères.
À l'aube du troisième millénaire et depuis bien
des années, Grand îlet est un haut lieu de promenades et de
découvertes pour les touristes toujours plus nombreux et les réunionnais,
sans doute pour la splendeur et la diversité de sa végétation,
certainement pour le calme et l'isolement, la sensation de vivre un moment
intense et exceptionnel...
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