CARTE
DE VISITE
Océan Butor, commune de Saint-Denis
Date d'apparition
1667
Situation
Nord de l'île, front de mers
Nom des habitants
Les dionysiens
Population
140 000 habitants au total
Maire
Michel Tamaya
Adresse mairie
14, rue de Paris, tél : 40.04.04
Projets
Aménagement du réseau
routier et des transports en commun, réalisation d'une boucle de
protection de l'hyper centre...
Patrimoine
La préfecture, les nombreuses
cases créoles de l'époque coloniale et les anciens bâtiments
de la compagnie des Indes...
Commerces
Tous commerces.
Célébrités
Roland Garros, Juliette Dodu, Auguste
Lacaussade, Félix Guyon, Bailly De Monthyon, l'Amiral Lacaze, Léon
Dierx, Georges Fourcade, Jean Albany...
Manifestation phare
La braderie du Butor |
HISTORIQUE
Le
Butor est l'un des premiers endroits où les colons choisirent de
s'installer, dès qu'ils débarquèrent dans cette baie
du nord de l'île, ou qu'ils réussirent à franchir la
montagne en venant de la côte ouest, un peu plus tard. Les dionysiens
auraient donc pu s'appeler les "Butorois" si la Rivière Saint-Denis
n'avait pas été baptisée auparavant, par le Marquis
de Montdevergue, commandant de la célèbre Hougre de 60
tonneaux, le Saint-Denis, en 1667.
Rapidement,
dès 1669, l'endroit attira les colons, qui trouvèrent
non loin du front de mer, des terres planes et accueillantes, suffisamment
arrosées et fertiles pour songer à subvenir aux besoins de
toute une famille. Le pionnier de l'époque fut Étienne Regnault
qui décida de quitter Saint-Paul, devenue principale terre d'accueil
de Bourbon, afin de s'établir au nord et coloniser encore ce joyau
de lave pourvu d'immenses richesses...
A
l'origine, les habitations s'élevèrent près de
l'océan, néanmoins à bonne distance pour se protéger
de sa fureur, le long de la Ravine du Butor qui par voie de conséquence
finit par donner son nom à la naissante section. Un nom tiré
des oiseaux Butors, ou Grands Gosiers, que l'on trouvait en abondance dans
la région. Aussi gros que des coqs, ces derniers nourrirent les
arrivants friands de cette chair tendre et savoureuse. Ils constituèrent
alors un "garde manger" inespéré permettant de se sustenter
avant de pouvoir songer à prospérer grâce aux toutes
premières récoltes.
Idéalement
situé dans la baie, précisément dans le delta
de la Ravine des Patates à Durand le Butor vit durant toute la fin
du XVIIème siècle et tout le XVIIIème, sa population
grossir de jour en jour, les colons affluant toujours, attirés par
les terres disponibles et l'incroyable fertilité qu'on leur prêtait,
étirant toujours les limites du quartier qui, au fur et à
mesure des nouvelles installations et concessions accordées, donna
naissance à d'autres sections sur la plaine.
Celles-ci
formèrent de nouveaux quartiers, montant avec le temps sur le flanc
de la montagne, ou gagnant toujours un peu plus vers l'est : Domenjod,
Montgaillard, le Chaudron, les Camélias, la Source, le Brûlé,
la Bretagne, etc... Saint-Denis se développe alors, devenant
une grosse bourgade, puis capitale en 1735, dont le centre se situe
autour, des fortifications de la Redoute, du Barachois, du Palais Colonial...
En attendant, le Butor fera toujours partie intégrante de la ville,
constituant l'un de ses coeurs marchands, où l'on vendait fruits
et légumes, poissons et requins pêchés sur le front
de mer.
En
2000, le quartier n'a pas perdu son âme, bien au contraire, et
constitue avec la rue Maréchal Leclerc l'une des artères
principales de la commune dont les limites ont explosé. En attendant,
après plus de 300 ans d'existence, son nom retournera à ses
origines en se transformant en "Océan Butor", à l'initiative
de ses habitants et de ses commerçants...
EQUIPEMENTS SOCIOCULTURELS
:
6
écoles, 3 collèges, 1 hôpital, 1 clinique, 2 musées,
1 bibliothèque...
SPORTIFS :
3
terrains de football, 1 piste d'athlétisme, 2 gymnases, 2 boulodromes,
3 plateaux noirs, 1 piscine...
MANIFESTATIONS
En
devenant Océan Butor, le quartier commerçant organisera pour
l'occasion une grande braderie commerciale, le premier Week-end d'août
2000... |