CARTE
DE VISITE
Bras Fusil , commune de Saint-Benoît
Date de création
8 septembre 1733
Situation
capitale de l'Est de l'île
Nom des habitants
les bénédictins
Population
31 493 habitants
Commerces
Tous commerces.
Célébrités
Joseph Hubert, Raphaël Calcine,
Thierry Jardinot, Elvire Teza, Laurent Robert, Daniel Honore, Gramoun Lélé...
Projets :
entière rénovation
de centre ville, construction d'une salle de spectacle de 600 places, construction
d'un lycée, ZI 3 de Bras Fusil, faire de Saint-Benoit la première
vallée touristique...
Économie et ressource :
élevage (cerf de Java...),
arboriculture (letchis, agrumes, ...), horticulture (fleurs tropicales...),
artisanat (fabrication de nasses, de "pilons"), tourisme, industrie. |
HISTORIQUE
L'histoire Bénédictine
débute dès les origines de la colonisation, en 1700, alors
que la région semble inaccessible, encerclée d'une fantastique
végétation, bordée de rivières réputées
infranchissables, meurtrières et dévastatrices. Pourtant,
cette extraordinaire barrière naturelle ne stoppa pas la progression
des colons, la vision de terres incroyablement riches et fertiles, l'irrigation
permanente, faisant battre les coeur des premiers "aventuriers", les faisant
rêver comme aucun autre lieu ne l'avait peut être déjà
fait... Saint-Benoît, paradis sur terre venait d'apparaître.
Près de 80 ans plus tard, en 1779 précisément, le
village prend de plus en plus l'allure d'une grosse bourgade, compte 5929
âmes, dont 1395, soit 1/5 des blancs de la colonie et malheureusement,
4493 esclaves rattachés à de nombreuses concessions. A cette
époque, l'esclavage bat son plein, seulement 35 personnes de couleur
sont "estimées" libres. Une bien "pâle" statistique figurant
la vie d'autrefois sur l'île Bourbon. En attendant, grâce à
cette main d'oeuvre, Saint-Benoît connut une très longue et
atypique période de prospérité, le café demeurant
au XVIIIème siècle en tête du "hit parade" des productions
agricoles, la canne à sucre entamant tout doucement son règne.
En effet, 10 000 balles étaient encore produites en 1792, un record,
enrichissant la localité et de nombreuses familles...
Palliant
à la chute des cours du café au début du XIXème
siècle, le girofle fut produit en grosses quantités : 4 tonnes
en 1808 démontrant la fertilité de la région. La crise
frappant de plein fouet l'île se fit donc moins ressentir qu'ailleurs.
Cependant, une terrible disette s'abattit sur la paroisse et l'île
en général, entre 1792 et 1808, 1 millier d'esclaves y trouvant
la mort. La canne à sucre vint au secours des grands planteurs,
grâce à Laisne de Beaulieu, un "visionnaire" qui fit construire
une usine sucrière dès 1734. Débuta alors la conquête
des obstacles naturels, la construction de ponts visant à désenclaver
définitivement Saint-Benoît. De nombreuses dates, très
importantes, s'enchaînèrent ensuite : 1815, un pont traverse
la rivière des Marsouins, 1830, lancement de la culture intensive
de la canne, 1839, une route carrossable relie enfin toutes les communes
de l'Est, et le 11 février 1882, à 16 heures, le chemin de
fer est inauguré, permettant à 6 voitures et 2 fourgons d'entrer
en gare de Saint-Benoît...
La
commune, principale productrice de sucre de l'île jusqu'au début
du XXème, devint sous préfecture, en 1968, date à
laquelle l'île connut une explosion démographique sans précédant.
La cité, très peuplée, dut transformer très
rapidement ses structures, s'étira un peu plus sur son immense territoire,
fit bâtir de nouvelles habitations, comme à Bras-Fusil, un
quartier populaire bénédictin élevé en lieu
et place d'innombrables pieds de letchis. Certains demeurent d'ailleurs,
toujours aussi généreux, contribuant à développer
encore l'économie de la localité, en même temps que
les longanis, la vanille, les ananas, les cultures maraîchères,
la canne, l'élevage et le tourisme....
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