CARTE
DE VISITE
Bras-Creux,
commune du Tampon
Date de création
17 mai 1925
Situation
Côte sous le vent,
650 mètres d'altitude
Nom des habitants
les tamponnais
Population
5000 habitants
Elu du secteur
Guy Sorres
Adresse mairie annexe
166, Chemin Chalet
Commerces
Tous commerces.
Curiosité
les champignons de Géraniums
Célébrités
Le Comte Gabriel de Kervéguen
Balades :
Bois court, le sentier des Hirondelles,
les sources Reilhac, le col de Bellevue, la route du Volcan, le sentier
du Piton des Neiges...
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HISTORIQUE
Au XVIIIème
siècle, la région du Tampon était une vaste forêt,
uniquement pénétrée par les esclaves en fuite, de
plus en plus acculés à la retraite après l'ouverture
par Desforges Boucher des terres du Sud à la colonisation. En 1830,
le Tampon qui tire son nom de celui de la ravine du Tampon, venant du Malgache
Tampony, c'est à dire "Cime" ou Tampona, "Que l'on voit de loin"
(versions les plus retenues), un repère visuel longtemps utilisé
par les voyageurs ou les marins, comme aux Avirons, est une section rattachée
à Saint-Pierre, très peu peuplée. Une section appartenant
en quasi-totalité au Comte Gabriel de kerveguen, noble ruiné
venu sur l'île Bourbon reconstituer sa fortune grâce au girofle
et au café. Au début du XXème siècle, la richissime
famille commence peu à peu à vendre ses terres, coïncidant
avec la chute des cours du sucre, la naissance d'un nouveau type de culture,
le géranium, et l'essor de la ville...
Aujourd'hui,
le Tampon s'étire de la ligne des 400 jusqu'à 1700 mètres
d'altitude, englobant la plaine des Cafres, le rebord de la rivière
des remparts, le rebord de l'enclos, la ravine du Grand Bras Piton, le
rebord de l'encaissement de la plaine des Palmistes, le Bras Sainte-Suzanne
et le Bras de la plaine. Un territoire de 18 030 hectares dont l'économie
s'est tournée vers l'élevage, la production laitière,
la canne à sucre, les cultures maraîchères, fruitières
et florales et de plus en plus le tourisme...
Le
Tampon est né le 17 mai 1925, à l'initiative du ministre
Daladier afin de donner aux 14 000 habitants de l'époque, alors
rattachés à Saint-Pierre, une autonomie administrative et
une identité propre à cette vaste section.
Très
longtemps, de nombreux petits propriétaires tamponnais ont vécu
de la culture du géranium, fleuron de la région. La rentabilité
associée à ce type de production suscita les convoitises
et plusieurs pays, d'Afrique du Nord, l'Egypte, mais aussi un peu plus
loin, le Kenya, se lancèrent dans l'aventure de la plante à
parfum. En 1964, le litre d'essence passa de 14 000 à 1000 francs
CFA, ruinant les petits exploitants, obligeant la jeune commune à
trouver d'autres solutions économiques. Un revers de fortune qui
retarda un temps son expansion. En 1971, une route carrossable moderne
joignit enfin Saint-Pierre au Tampon, désenclavant totalement ses
habitants et permettant le libre-échange de marchandises. Une petite
révolution en soi qui attira de nombreuses familles réunionnaises,
désireuses de s'installer en dehors des grands pôles d'activité
et d'emplois. C'est pourquoi, en quelques années seulement, la population
tamponnaise a considérablement évolué, pour atteindre
en 2000, plus de 54 000 habitants. Les quartiers composant la commune se
sont donc adaptés, modernisés, comme à Bras Creux...
Doté d'une université, d'un outil commercial et industriel
performant, le Tampon est à l'aube du troisième millénaire
l'une des villes les plus dynamiques de l'île...
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