CARTE
DE VISITE
Basse-Vallée,
commune de Saint-Philippe
Date d'apparition
fin du XVIIème siècle
Situation
Côte Ouest, du front de mer
jusqu'au cirque de Mafate
Nom des habitants
les Saint-Philippois
Population
4860 habitants
Adresse mairie
64, rue Leconte De LisleNèfles,
tél : 0262 44 00 01
Commerce
tous commerces
Patrimoine
Le vacoa, le Puits de Anglais, le
Puits Arabe, le puits des Français, la Marine, les vestiges des
anciennes usines sucrières, les 12 sentinelles de pierre postées
sur les flancs du volcan, l'Écomusée Au Bon Roi Louis, grottes
et chapelles religieuses du XIXème siècle, le chemin cap
Méchant.
Célébrités
Roland Fontaine, Louis Damour, Wilfrid
Bertile, Monsieur Piras...
Projets
Aménagement du massif du volcan,
création d'une zone artisanale Quai Gabriel à Basse-Vallée,
construction d'une salle des fêtes et d'une déchetterie à
Mare-longue, contrat de bourg pour améliorer le centre ville, création
d'une maison de la tresse du vacoa dans la vieille usine du puits des Anglais
et d'une place des fêtes à Basse-Vallée...
Economie - Ressources
Artisanat, agriculture, tourisme... |
HISTORIQUE
Le territoire communal de
Saint-Philippe s'étire aujourd'hui de la Ravine de Basse Vallée
à la borne Hubert De Lisle placée exactement au centre du
Grand Brûlé, frontière avec la commune de Sainte-Rose,
séparation virtuelle mais réelle entre la côte au vent
et la côte sous le vent. Il était à l'origine le prolongement
de Saint-Joseph, région alors constituée de forêts
épaisses et très peu peuplée où les premières
concessions accordées par la Compagnie des Indes apparaissent dans
les écrits à partir de la fin du XVIIIème siècle.
En 1822, la section prend un peu plus d'importance, le nombre de familles
installées a augmenté et la présence d'une autorité
municipale devient urgente. Elle compte 1580 âmes. Un adjoint saint-josephois
est donc dépêché pour présider la zone comprise
entre la Ravine du Tremblet et Basse vallée, section baptisée,
le Baril, en raison de la configuration de l'embouchure de sa ravine qui,
attichée d'une voûte plus ou moins cylindrique ressemble à
une vieille barrique enfoncée. Situé dans une des régions
les plus humides de l'île, Saint-Philippe a pourtant souffert très
tôt du manque d'eau, ne disposant pas de source, ni de ravine suffisamment
alimentée, le sol poreux l'absorbant immédiatement. C'est
pourquoi, toutes les habitations de l'époque étaient équipées
d'auges de bois destinées à recueillir les larmes du ciel.
Une sécheresse de plusieurs jours et il fallait parcourir plusieurs
kilomètres pour étancher les soifs. Le puits du Baril et
de nombreux autres plus tard furent creusés, constituant des réserves
d'eau pour tous, souvent saumâtres...
Le puits du baril est entouré
de mystères et de légendes depuis ses origines. En effet,
lors de sa réalisation, une boîte de plomb à l'intérieur
de laquelle furent placées quelques pièces de monnaie, fut
scellée dans l'une des premières pierres posées. Un
acte symbolique qui prit une mesure disproportionnée puisque rapidement
certains contèrent la présence d'une grosse dalle, fermant
l'entrée d'une salle au trésor, des jarres remplies d'or,
gardée par un esclave, dont l'esprit préserve l'endroit à
jamais. À Basse Vallée, le puits de Français se situe
juste à côté de Cap Méchant, célèbre
bras de côté battu par des vagues gigantesques arrosant de
leurs embruns les vacoas et les quelques arbres pétrifiés
par la lave, demeurés plantés là depuis des siècles,
face à l'océan.
Les puits furent tour à
tour abandonnés ainsi que les quelques bassins d'eau douce du bord
de mer, lorsque l'adduction fut enfin réalisée. Un captage
long de près de 15 kilomètres partant d'une source isolée
de la Ravine de Basse Vallée, rebaptisée Ravine Repiquet
en l'honneur du gouverneur de l'époque qui aida à l'ouvrage.
Au XIXème siècle,
pour rejoindre Saint-Philippe en venant de Saint-Joseph, il fallait emprunter
une route passant par les hauts, longue et très dangereuse, où
les précipices, parfois profonds de plus d'une centaine de mètres,
soulevaient le cúur des voyageurs, à tel point que certains rebroussaient
chemin. Une route moderne permet aujourd'hui de traverser la commune selon
deux itinéraires : par la côte ou la forêt. Deux parcours
pour découvrir la région et ses multiples facettes, passant
du gazon de mer et des vacoas aux bois de couleurs, grand natte et petit
natte, benjoin, cannelle, palmiste, bois rouge, bois noir, bois jaune,
takamaka...
|